Edito

Bonjour à tous,
L’année 2018 ne va pas tarder à se clôturer. Mais devons-nous oublier pour autant tout ce qui s’est passé durant celle-ci. Devons-nous oublier les nombreuses réformes du gouvernement, Code du Travail, SNCF, Université, immigration, CSG, ISF, prélèvement à la source, etc. Le programme des réformes prévues par le gouvernement, voire par nos employeurs…, est très chargé, lourd de sens et de destruction de nombreuses conquêtes sociales, sous le prétexte de plus en plus agaçant de la « crise » et de « l’économie » !
Au moment où vous lisez ces lignes, Le Président de la République a certainement dû faire des annonces qu’il promettait « fortes dans la stratégie énergétique » dans le cadre de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie. Le gouvernement et les dirigeants d’EDF préparent en catimini la séparation du nucléaire du reste des activités. Isoler les activités régulées (ENEDIS et RTE). Ne maintenir que les activités commerciales (énergies et services) et les énergies renouvelables au sein de la société « mère ». L’ambition des banques d’affaires, très influentes dans les couloirs de la République, ne saurait guider l’intérêt général. Leur seul but est de générer un maximum de commissions et de plus-values en scindant des grands groupes. Cette logique financière est faite au détriment des enjeux de la transition énergétique, des obligations de service public qui incombent à EDF ou des grands projets industriels structurants qu’EDF doit assumer.
Quand est-il de la vente des dernières parts d’ENGIE que l’état souhaite vendre, alors qu’il y a peu les politiques nous assuraient le cœur sur la main de garder cette majorité de blocage.
La réforme des retraites : le Président l’a annoncé, « un principe simple », 1 euro cotisé donnera le même droit à chaque cotisant, suppression des 37 régimes spéciaux (dont celui des Industries Electriques et Gazières) avec, rassurez-vous (ou pas…), un alignement par le bas sur celui du régime général et une fluctuation des pensions au bon vouloir du marché.
La dégradation volontaire de tous les services publics ne présage rien de bon et permet au contraire d’en justifier leur privatisation auprès de la population, en indiquant que cela sera mieux après.
Cette logique prévaut aussi pour nos Activités Sociales, ainsi après la baisse de 100 millions d’euros, soit 20% en 4 ans, les employeurs se sont attaqués aux moyens humains et matériels avec l’accord des moyens bénévoles (moyens alloués au fonctionnement de la CMCAS). C’est de notre salaire différé qu’il s’agit. En diminuant les détachements des Elus, en augmentant d’une manière très importante les loyers des CMCAS, les bénéficiaires risquent de voir disparaitre toute la proximité et le lien social que nous avons su créer depuis des années, par faute de moyens !
Arrêtons la casse de notre modèle social, et réclamons une juste répartition des richesses créées! Alors plus que jamais soyons attentifs face à ces attaques et mobilisons-nous.
Je tiens à remercier toutes les personnes qui œuvrent toute l’année dans les Activités Sociales, Elus, Professionnels et Bénévoles pour le travail qu’ils ont réalisé. C’est grâce à l’implication du plus grand nombre que nous pouvons vous proposer des activités.
Pour conclure, je tiens à vous présenter, au nom de l’ensemble des membres du Conseil d’Administration et du Personnel des Activités Sociales, tous nos vœux de bonheur, de bonne santé, pour vous et vos proches.
Bonnes fêtes de fin d’année. Le Président de la CMCAS,
Laurent Desprez

Author: La rédaction

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